Une jeune chorale à l’image du Montréal d’aujourd’hui

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

Vu sur Radio Canada, reportage de Tanya Lapointe  

Trois-cent-vingt jeunes participent à un projet d’envergure à Montréal. Ils font partie d’une chorale créée pour l’enregistrement d’un livre-disque, dont la narration a été confiée à Guy Nadon.

Chorale

En tout, des élèves d’une trentaine de communautés culturelles sont rassemblées pour chanter en français.

Dimitri Ilias est l’instigateur d’un projet musical qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Créé au départ pour une classe de 22 élèves dans une école hellénique, il a permis d’initier 320 jeunes au chant choral.

La chorale rassemble des élèves de la troisième à la sixième année de l’École Socrate-Démosthène, des commissions scolaires English Montreal et Marguerite-Bourgeoys. Elle bénéficie du soutien financier de la Ville de Montréal.

« Le but, ce n’est pas d’avoir la chorale parfaite comme les Petits Chanteurs du Mont-Royal, mais juste permettre à tous ces enfants de faire connaissance avec la musique classique, la musique symphonique. Après ça, plusieurs de ces enfants, je suis heureux de l’annoncer, vont dans de plus grandes chorales. » — Dimitri Ilias

Dans un mois, l’ensemble vocal enregistrera au Oscar Peterson Concert Hall, de l’Université Concordia, un album intitulé Le temps des fleurs, le temps des neiges, qui paraîtra cet automne. Cette œuvre est l’adaptation en français d’un livre-disque déjà publié en anglais et illustré par Philippe Béha. Cette réalisation fera aussi l’objet d’un livre, qui sera publié aux éditions Planète rebelle.

Le disque et le livre porteront sur le mythe grec de Déméter et de Perséphone.

Chanter pour améliorer son français

Issus de différentes communautés culturelles, les jeunes choristes ont appris les chansons en français, qui est leur deuxième, voire leur troisième langue, dans certains cas.

« J’ai appris beaucoup de nouveaux mots que je ne savais pas, comme le mot désolé. » — Evan, un jeune choriste
« Est-ce que c’est plus facile de chanter en français que de parler en français? Oui. Pourquoi? Parce qu’on peut voir les mots de la chanson. » — Nathalia, une jeune choriste

Sylvie Lambert, directrice de l’École Bois-Franc-Aquarelle, explique que la chanson permet un meilleur apprentissage du vocabulaire et aide à la compréhension des textes.

Une aide aux programmes de musique

Près de la moitié des profits de la vente des livres est versée aux écoles pour leur programme de musique, selon Dimitri Ilias.

La publication de deux autres livres tirés de la mythologie grecque est prévue au cours des prochaines années.