Un petit voilier autonome en route vers la France

Le minuscule voilier vogue sur la mer
L’équipe de l’Université Dalhousie a baptisé son bateau SeaLeon en hommage à Joshua Leon, ancien doyen du Département de génie. Photo : Gracieuseté de Jean-François Bousquet

Un voilier miniature et autonome tente la grande traversée de l’Atlantique dans le cadre d’un concours international.

Le petit bateau à mât vertical, qui ne mesure que 1,8 mètre, a été construit par des étudiants du Département de génie de l’Université Dalhousie, à Halifax. Le groupe participe au Microtransat Challenge, une compétition amicale qui encourage la mise au point de bateaux autonomes. Aucune équipe n’a encore gagné ce concours lancé il y a 9 ans.

Le bateau, baptisé SeaLeon, a été mis à l’eau à l’île de Scatarie, au Cap-Breton, le 30 juin. Il se déplace à une vitesse d’environ 4 km/h, et il a déjà parcouru 300 km.

Si tout va bien et s’il n’est pas endommagé par une tempête, un navire ou de l’équipement de pêche, le bateau atteindra la côte de la France dans trois mois.

Les ingénieurs qui pilotent des projets de ce genre ont toujours peur d’avoir oublié quelque chose, explique Jean-François Bousquet, professeur au Département de génie de l’Université Dalhousie, mais ils se croisent les doigts et espèrent réussir.

C’est un excellent projet pour que les étudiants mettent en pratique ce qu’il apprennent en classe, souligne-t-il.

Carte du golfe du Saint-Laurent.
Le SeaLeon, dont la progression est représentée par la ligne jaune, a encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre la ligne bleue du départ de la course. La ligne rouge illustre la route d’un bateau norvégien. Photo : Microtransat Challenge

Le bateau est équipé d’un compas, d’une girouette et de piles qui alimentent un appareil GPS. Cet équipement lui permet d’orienter ses voiles et son gouvernail dans la bonne position.

En 2015, la dernière fois que l’Université Dalhousie a participé au concours, son bateau avait parcouru 1400 km, parfois en tournant en rond. Il n’avait pas franchi la ligne d’arrivée, mais il avait parcouru une distance record à l’époque. Il avait été disqualifié parce qu’il n’avait pas pu transmettre sa position pendant dix jours consécutifs.

Cette fois-ci, le bateau semble se diriger en ligne droite, ses instruments semblent bien fonctionner et sa route planifiée semble libre de navires, indique M. Bousquet. On ne sait jamais ce qui peut se produire, ajoute-t-il, mais l’équipe est optimiste.