Stephen Harper dissout la Chambre des communes et annonce des élections le 19 octobre

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

© Cole Burston, AFP | Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, lors d’un discours à Ottawa, le 15 avril 2015.

Article vu sur France24 

Le conservateur Stephen Harper, chef du gouvernement canadien depuis neuf ans, a demandé la dissolution de la Chambre des communes. Des élections législatives doivent être organisées le 19 octobre.

Le Premier ministre conservateur sortant Stephen Harper a annoncé, dimanche 2 août, la dissolution de la Chambre des communes du Canada et l’organisation d’élections législatives le 19 octobre.

« J’ai rencontré le gouverneur général qui a accepté ma demande de dissoudre le Parlement », a déclaré Stephen Harper après son entretien avec le gouverneur général David Johnston, représentant de la reine d’Angleterre Elizabeth II, chef d’État en titre du Canada.

Cette dissolution lance officiellement la campagne pour l’élection, dans un scrutin majoritaire uninominal à un tour, de 338 députés, soit 30 de plus que lors de la dernière législature. Ce plus grand nombre de députés s’explique par le redécoupage des circonscriptions opéré à partir du dernier recensement de la population.

Après avoir défait les libéraux en 2006 pour sa première élection victorieuse, le Parti conservateur (PCC) a aussi remporté les scrutins de 2008 et 2011.

Lors de cette dernière élection, en mai 2011, le PCC avait décroché une majorité absolue, avec 166 sièges, le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) 103, le Parti libéral (PLC) 34, le Bloc québécois (indépendantiste) 4 et le Parti Vert 1.

Trois candidats au poste

Le paysage de cette assemblée à légèrement été modifiée au gré des élections partielles. Au moment de sa dissolution, dimanche, le PCC avait 159 sièges, le NPD 95, le PLC 36, le Bloc 2, les Verts 2 et le reste siégeant en indépendants.

Premier ministre sortant, au pouvoir depuis 2006, le conservateur Stephen Harper cherchera à décrocher un quatrième mandat en se présentant comme le garant de la sécurité du Canada, pays qui a connu l’an dernier ses premières attaques islamistes sur son sol.

Son adversaire le plus expérimenté, Thomas Mulcair (Nouveau parti démocratique, gauche), comptera pour sa part se hisser comme le défenseur de la classe moyenne, à un moment où l’économie canadienne est au bord de la récession dans le sillage de l’effondrement des cours du pétrole.

Enfin, Justin Trudeau participera à sa première campagne électorale à la tête du Parti libéral, formation du centre qui a longtemps été aux affaires. Fils d’un ancien Premier ministre libéral, Pierre Elliott Trudeau (1968-1979 et 1980-1984), il mise sur la cote de sympathie associée à son nom pour faire briller à nouveau l’étoile libérale.

La Chambre haute du Parlement canadien, le Sénat, est composée quant à elle de membres qui ne sont pas élus mais nommés par le Premier ministre et dispose de pouvoirs limités.