42e Congrès France-Canada 1992

Ecrit par Association Nationale France-Canada. Posté dans Congrès et Réunions d'Automne

42ème CONGRÈS INTERNATIONAL FRANCE-CANADA

à La Flèche du 28 mai au 2 juin 1992

Organisé par l’association la Compagnie des Associés Amis de Montréal à la Flèche

« Aventure d’Hier et d’Aujourd’hui »
1642 – 1992
de la Fondation de Ville-Marie au développement des échanges culturels,
économiques et touristiques entre le Canada, le France et l’Europe.

Téléchargez le programme et le bulletin d’inscription du Congrès 1992.

Les boursiers 1991

Ecrit par Association Nationale France-Canada. Posté dans Expériences boursiers

Aurélie LUNEAU, étudiante en maîtrise d’Histoire à l’Institut d’Études Politiques, est rattachée au comité de Bordeaux. Elle a fait son stage de mars à juillet 1991 dans la Société Radio-Canada qui lui a permis de travailler sur son mémoire dont le sujet est Le rôle de Radio-Canada dans la promotion de la langue française. Voici son rapport.

Amen Leonard Cohen

Ecrit par Association Nationale France-Canada. Posté dans Actualité

Poème de Jacques Gauthier en hommage à Leonard Cohen lu sur The Huffington Post

Il fait novembre et j’ai froid Leonard

je me souviens de mes dix-sept ans

la première fois que j’ai entendu

ta voix caverneuse d’outre-tombe

devenue berceau de ma vie secrète.

 

J’ai voyagé les yeux fermés

rêvant de Suzanne et Marianne

me nourrissant à leur feu au Chelsea Hotel

à la fenêtre givrée de ma chambre vide

mais c’est long et gris la solitude.

 

Puis Jésus qui marchait sur les eaux

m’a pris par la main pour une traversée intime

il me réveilla de mon sommeil de neige

me brûla le cœur à son foyer ardent

quand du fond de mille baisers

son Esprit se répandit sur ma peau.

 

J’arrivais là où je n’étais plus un étranger

j’ai retrouvé les Sœurs de la Miséricorde

et j’ai compris ta chanson perdue

quand tu espérais rencontrer ton âme et la nôtre

à la lueur de la lune tatouée sur ton cœur

lorsque l’amour s’ouvre comme une rose.

 

Avec toi je me suis agenouillé dans la nuit

et j’ai suivi la route intérieure de la liberté

de toute l’énergie des esclaves.

 

J’ai cherché le mot juste

puisé à ma soif d’absolu

j’ai médité en silence avec l’oiseau sur le fil

gardant tes psaumes dans ma mémoire

de jeune moine cistercien d’Oka

et j’ai croisé Jeanne d’Arc, Kateri, Thérèse

chevauchant avec elles et leurs voix.

 

Tes poèmes me parlent de feu et d’eau

de soleil et de lune

de jour et de nuit

de fuite et d’avalanche

de blessure et de guérison

et tu danses avec tes sources dans la beauté

au son d’un violon ruisselant d’amour fou.

 

Ta voix ne se tait pas dans la mort

telle est la volonté de la musique

qui célèbre le Nom à la colline brisée

s’enivre de louanges à la volée

au bord des fleuves sombres de Babylone

lorsqu’on demandait à tes ancêtres exilés

qui avaient pendu leurs harpes aux saules

de chanter des cantiques de Jérusalem.

 

Tu resteras ce juif élégant qui a écrit sa bible

avec des bouts d’hymnes dans les fissures

pour qu’entre la lumière

sur l’étoile, la croix, le minaret

des éclats d’aube blessée dans chaque mot

du Mur des lamentations

au Sermon sur la montagne.

 

Tu as cherché l’accord secret de David

le verbe fait chair

pour plaire au Seigneur des chansons

cueilli la note claire

sur les paupières du fils Adam

gravant ton dernier album dans la pierre.

 

Repose en paix

au versant oriental du mont Royal

You Want it Darker

Hineni, Hineni

me voici, me voici

I’m ready, my lord.

 

Mon frère, mon perdant magnifique

chante maintenant devant le Créateur

de ta voix sacrée et brisée

l’ultime Hallelujah

le premier Amen.