L’Orchestre d’Hommes-Orchestres joue à Tom Waits

Armé du répertoire riche en couleurs de Tom Waits, L’orchestre d’hommes-orchestres vous propose un événement digne d’un spectacle de foire ou d’un cirque musical, à La Comète Scène nationale, le vendredi 13 octobre à 20H30.

Cet orchestre d’affairés se joue des compositions de Waits, icône de la chanson nord-américaine, en utilisant un florilège d’objets tirés de la vie quotidienne et d’instruments inventés qu’ils martèlent et caressent au gré de tableaux vivants déraillés. Explorant l’univers de Waits comme on revisite un classique au théâtre, les six multi-instrumentistes de ce collectif jouent l’un devant l’autre, l’un par-dessus l’autre, s’échangent les instruments et les voix, se mettent les doigts entre les cordes, les bâtons dans les roues.

A propos de L’orchestre d’hommes-orchestres :

Lorsqu’il.elle.s fondèrent à Québec en 2002, L’orchestre d’hommes-orchestres, les membres du collectif ne savaient pas qu’il.elle.s lançaient les bases d’un véritable chantier des arts vivants. Protéiforme et indiscipliné, le collectif multiplie les collaborations avec des artistes de différents horizons (arts visuels, musique, théâtre, danse, performance…), dans un souci de polyvalence et de renouvèlement des langages. Toujours prêts à regarder la chose derrière la chose et à tirer le fil invisible, L’ODHO et ses collaborateur.rice.s s’intéressent à la mise en relation constante de divers éléments de langage et aux objets artistiques qui en résultent.

Symbolisé par le personnage de l’homme-orchestre, sorte d’homme à tout faire sans talent particulier sauf celui de pouvoir tout faire en même temps… un peu, L’ODHO touche à tout, sans pour autant posséder les expertises attendues ou les connaissances préalables; il faut donc partir à la recherche de solutions hors-pistes et réinventer ailleurs la virtuosité. En s’approchant ainsi du bricolage, le collectif s’éloigne de l’uniformité et de la standardisation. Il en résulte des propositions libres, ouvertes, inventives et délibérément chaotiques, qui sont autant de plaidoyers en faveur de la débrouillardise et de l’intelligence.

L’ODHO aime prendre des risques, sur la scène et dans l’espace public, en provoquant des accidents, en exacerbant les déséquilibres et en proposant une relation aux publics brute et sans artifice. Ce qui importe c’est que chaque spectacle soit un événement qui ne se reproduira plus jamais.

L’ODHO a reçu de la Fondation Glenn Gould le Prix Protégé de la Ville de Toronto 2013 et le Prix Ville de Québec 2015.