Livres sélectionnés pour le Prix France-Canada 2017

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Activités culturelles

Voici quelques idées de lecture pour vos vacances d’été avec les premiers livres sélectionnés pour le Prix France-Canada :


« Comme des feux dans la plaine » de Guy Vanderhaeghe – Éditions Albin Michel

Dernier volet d’une grande fresque épique et flamboyante, le nouveau roman de Guy Vanderhaeghe nous fait revivre les derniers feux de la conquête de l’Ouest.

Pour échapper à l’influence d’un père autoritaire, magnat de l’industrie du bois, Wesley Case quitte les rangs de l’armée canadienne et part vers les régions sauvages de la Frontière. Arrivé à Fort Benton, dans le Montana, où il compte acheter un ranch et repartir de zéro, il se voit confier une mission qu’il ne peut refuser : assurer la liaison entre les militaires américains et canadiens, au moment où les tensions avec les Sioux sont à leur comble depuis la défaite du général Custer à Little Bighorn.

Mais une jeune Américaine mariée à un avocat véreux, dont il tombe fou amoureux, va réveiller les démons de son passé et enflammer la jalousie d’un dangereux rival.

« Musclé comme du Cormac McCarthy et jazzé comme du Faulkner. » – L’Express

« Un western passionnant, construit autour de ces vies qui entrent violemment en collision à la frontière entre le monde sauvage et le monde civilisé. Une tragédie saisissante. » – Publishers Weekly

Lauréat du prestigieux Prix du Gouverneur général, Guy Vanderhaeghe, dont l’oeuvre est traduite dans une vingtaine de langues, est considéré depuis longtemps comme l’un des plus grands écrivains canadiens. Après La Dernière Traversée (2006) et Comme des loups (2008), Comme des feux dans la plaine – sélectionné en 2011 pour le Prix Giller – vient clore une trilogie inaugurée en 1997 et intégralement publiée chez Albin Michel.


« Bondrée » d’Andrée A. Michaud – Éditions Rivages

À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac des confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur mort depuis longtemps. Elle est retrouvée morte. On veut croire à un accident, lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour…

« Le thriller littéraire existe, Andrée Michaud en est la preuve. Créatrice d’ambiance exceptionnelle, elle joue avec la langue, les mots et les consonances dans ce huis clos chaud et humide où une foule de personnages se battent avec leurs démons. » La Presse, Québec. Prix du Gouverneur général du Canada.

Andrée A. Michaud est née le 12 novembre 19571 à Saint-Sébastien-de-Frontenac, au Québec. Outre des romans psychologiques, elle est surtout connue pour ses romans policiers. Pour deux d’entre eux, elle remporte le prix du Gouverneur général : en 2001 pour Le Ravissement et, en 2015, pour Bondrée.


« Six degrés de liberté » de Nicolas Dickner – Éditions Seuil

C’est l’histoire d’une jeune fille qui désire repousser les limites de l’expérience humaine, d’un hacker qui veut optimiser la circulation mondiale des bananes et des coussins, d’une employée de la gendarmerie qui rêve d’en finir une bonne fois pour toutes avec la géographie, d’un conteneur fantôme qui sillonne les mers et les écrans d’ordinateurs, d’un septuagénaire qui perd un boulon, d’une acheteuse compulsive bipolaire, de six perruches et d’un chat intermittent, tous unis dans un jeu de société à l’échelle planétaire dont personne ne connaît les règles. En somme l’histoire d’un voyage qui échappe aux lois de la gravité, au-delà, bien au-delà, de ces six degrés de liberté.

Nicolas Dickner nous offre ici le grand roman de la mondialisation, brillant et hilarant, une ode à la liberté qui mêle la construction savante à l’énergie fantasque d’un polar poétique.

Nicolas Dickner est né à Rivière-du-Loup (Canada), a voyagé en Amérique latine et en Europe avant de jeter l’ancre à Montréal où il vit aujourd’hui avec sa famille. Il signe en 2005 Nikolski (Prix des libraires du Québec, Prix littéraire des collégiens, prix Anne-Hébert), puis Tarmac, en 2009. Six degrés de liberté (prix littéraire du Gouverneur général en 2016) est son troisième roman. Ses livres sont traduits dans une dizaine de langues.


« La femme qui fuit » d’Anaïs Barbeau-Lavalette – Éditions Le Livre de Poche

Elle s’appelait Suzanne Meloche. Était aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus global en 1948. Fonda une famille avec le peintre Marcel Barbeau. Abandonna très tôt ses deux enfants.

Afin de remonter le cours de la vie de sa grand-mère, qu’elle n’a pas connue, l’auteur a engagé une détective privée et écrit à partir des indices dégagés. À travers ce portrait de femme explosive, restée en marge de l’histoire, Anaïs Barbeau-Lavalette livre une réflexion sur la liberté, la filiation et la création d’une intensité rare et un texte en forme d’adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

« Un ouvrage incandescent de beauté. Divisé en courts chapitres comme autant de petits poèmes, polaroïds d’une époque, La Femme qui fuit raconte notre histoire à toutes. » – Geneviève Patterson, Châtelaine.

« Un livre émouvant entre réalité historique et pure fiction. » – Mario Cloutier, La Presse.

Prix des libraires du Québec 2016.

Anaïs Barbeau-Lavalette est une réalisatrice, scénariste et romancière québécoise née en 1979 à Montréal.