Les incontournables du Canada

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

Vu sur le Petit Futé :  

« Ô Canada ! » Derrière cet hymne national qui symbolise l’unité d’une nation se cache un pays aux innombrables facettes, qui s’étend des côtes du Pacifique jusqu’à l’océan Atlantique, vaste comme près de vingt fois la France ! Difficile de définir un pays comme le Canada : il existe un Canada riche et industrialisé, un autre sauvage ; un Canada anglophone proche de son voisin américain, et un autre francophone, qui revendique sa particularité ; un pays montagneux à l’ouest, et un plat pays à l’est ; un pays vêtu de blanc l’hiver, mais qui dévoile ses couleurs lors de l’été indien… Ainsi se présente le Canada. Sa diversité en fait une destination pour qui recherche le calme, la nature et l’espace, mais aussi le dynamisme d’une nation jeune et ouverte sur le monde. Tour d’horizon des incontournables du Grand Nord Blanc :

Vancouver

Le drapeau canadien devant la ville de Vancouver.© Hannamariah – Shutterstock

Nichée entre l’océan Pacifique et les vigoureuses montagnes côtières, Vancouver est de loin la plus pittoresque des villes canadiennes. Pour le voyageur de passage comme pour ses résidents, Vancouver est avant tout une ville de plein air, éminemment appréciable pour sa qualité de vie, où se pratiquent la voile, la randonnée, le ski en hiver et le jardinage toute l’année.. Influencée par la ville de Seattle, bastion de la contre-culture américaine, Vancouver est une ville bohème, digne représentante de l’esprit qui règne sur les grands centres de la côte ouest. Il y a environ 150 ans, la ruée vers l’or et la frénésie d’enrichissement personnel ont façonné la région. Aujourd’hui, c’est la quête de liberté et des grands espaces qui, chaque année, attire dans cette ville des milliers de jeunes venant des quatre coins de la planète. Avec rien dans les poches, ces jeunes aventuriers caressent l’espoir d’y trouver du travail temporaire, afin de profiter de la saison de ski ou tout simplement de flirter un moment avec la West Coast soul.

La ville de Toronto au coucher du soleil.© Maurizio De Mattei – Shutterstock

Toronto

Avec ses gratte-ciel qui regardent de haut le reste du monde, Toronto a un goût de l’Amérique. Industrielle et financière, vite montée en graine, forte de ses plus de six millions d’habitants intra-muros et dans les environs, la plus grande ville du Canada héberge le sixième de la population au pays. Au sein d’une myriade de villages aux accents venus du monde entier, s’offrent les façades polies des gratte-ciel, les insolites murs peints, spécialité de la ville, et les nombreux parcs à la végétation luxuriante. Bien que les Français y aient montré le bout de leur nez en 1650 pour faire le commerce de la fourrure, leur communauté aujourd’hui est une parmi des dizaines d’autres. Toronto signifie « point de rencontre » : la diversité de sa population le prouve. La moitié des habitants ne sont pas nés au Canada ! Parmi les bonnes raisons de se plaire à Toronto, on retiendra la propreté de la ville, la sécurité qui y règne, la diversité de sa cuisine et la variété de ses magasins, dont le Centre Eaton est le fleuron.

Les chutes du Niagara

Les impressionnantes chutes du Niagara.© Maurizio De Mattei – Shutterstock

Que dire qui n’ait déjà été dit ? Que les chutes demeurent la destination favorite des jeunes mariés du monde entier (si l’on en croit la légende, cette mode aurait été lancée par le frère de Napoléon, qui vint ici pour sa lune de miel), qu’elles sont le site le plus photographié au monde et qu’elles pourraient remplir un million de baignoires par seconde… Une chose est sûre, elles impressionnent même les plus blasés, et certains cinéastes ne s’y sont pas trompés en y voyant un potentiel dramatique incomparable, comme Henry Hathaway (Niagara, 1953, avec Marilyn Monroe). Tous les touristes, et ils sont plus d’une dizaine de millions chaque année, se laissent piéger et participent joyeusement à la fascination générale. En dehors de ces merveilles naturelles, qui gagnent à être vues du côté canadien, le reste de la ville ressemble à un Luna Park. Fort heureusement, tout ce déploiement de lumières et d’agitation se tient légèrement – mais suffisamment – en retrait des chutes.

Whistler

Le sommet du mont Whistler.© Pierre Leclerc – Shutterstock

Nichée au pied de deux sommets, Whistler (2 182 m) et Blackcomb (2 287 m), la station de Whistler recense 10 000 habitants, dont plus de la moitié sont des saisonniers. Whistler a des airs alpins évidents et son côté village, bien qu’un peu surfait, lui permet de caracoler en tête des meilleures stations de ski en Amérique du Nord. Whistler est devenue LA station de ski très réputée, le Megève de l’Ouest canadien. Le coût de la vie y était déjà relativement élevé avant que Vancouver ne soit sélectionnée pour accueillir les J.O. d’hiver de 2010. Mais, depuis, les prix de tous les services ont fait un sacré bond et dépassent souvent l’entendement. Et pourtant, il y a toujours ce  » petit  » quelque chose qui fait qu’on y revient : son cadre inégalé.

Montréal
 

Vue en hauteur de la ville de Montréal.© Pierre Leclerc – Shutterstock

Deuxième ville du Canada après Toronto, place financière et commerciale particulièrement dynamique, centre portuaire de tout premier ordre sur la voie fluviale reliant les Grands Lacs à l’Atlantique, Montréal est la quatrième ville francophone du monde. Elle est la seule ville du Canada à avoir su concilier les influences du Vieux Continent et la modernité nord-américaine, à avoir pu réunir les communautés anglophone et francophone que l’histoire a longtemps opposées, et à avoir réussi à intégrer une mosaïque ethnique issue de l’immigration. C’est aussi un agglomérat de villes et villages jadis distincts et une métropole culturelle d’une grande vitalité.

 
Les Rocheuses

Le lac Maligne, dans le parc national de Jasper, au coeur des Rocheuses.© Elena Suvorova – Shutterstock

Joyaux du patrimoine du Canada, les Rocheuses canadiennes offrent un environnement majestueux à cheval sur deux provinces, l’Alberta et la Colombie-Brotannique. Le décor du côté albertain est constitué de montagnes aux pics acérés, de lacs et de rivières aux eaux cristallines ainsi que de glaciers aux dimensions impressionnantes. Les infrastructures à vocation touristique sont nombreuses dans les parcs nationaux de Banff et de Jasper ainsi que dans les villes et villages qui bordent les axes routiers majeurs. On imagine le choc éprouvé par les explorateurs qui, au terme de mois de marche, parfois guidés par les Indiens, atteignaient ces lieux exceptionnels. Aujourd’hui encore, les randonneurs sont envahis d’indicibles émotions, même si les sentiers sont désormais très bien balisés. Les Rocheuses continuent de nous imposer leur puissance brute, inébranlable…


Le Rocher Percé, un symbole de la Gaspésie.© 3523studio – Shutterstock

La péninsule gaspésienne est l’une des destinations privilégiées du Québec. Qui plus est, elle se classe fréquemment dans divers palmarès du magazine National Geographic, rien de moins. Quand on dit Gaspésie, on pense aussitôt homard, saumon, crevette. On pense aussi rocher Percé, île Bonaventure, fous de Bassan, baie des Chaleurs, Forillon, Jardins de Métis, forêts de conifères, rivières, caps, anses, grèves, fossiles et agates. Immense avancée dans l’océan où se confrontent sans cesse la mer et les montagnes vieilles de plusieurs millions d’années, territoire des Micmacs, les Indiens de la mer, qui l’occupent depuis plus de 2 500 ans. Comprise entre l’estuaire du Saint-Laurent, le Nouveau-Brunswick et le golfe du Saint-Laurent, la Gaspésie est dominée au nord par les monts Chic-Chocs, aux versants couverts de l’épaisse forêt boréale. Du côté de l’estuaire, son littoral est parsemé de paisibles villages de pêcheurs, tandis que sa pointe orientale, rocheuse, découpée et brossée par les flots, est particulièrement sauvage et spectaculaire
Drumheller's Dinos

Panorama désertique dans la vallée de Drumheller.© Jeremy Klager – Shutterstock

La piste des Dinosaures (Dinosaur Trail) se trouve dans la vallée de Drumheller, à 138 km au nord-est de Calgary. Il y a plus de 10 000 ans, la fonte des eaux de glaciers a creusé une vallée profonde dans cette région et a mis à nu les fossiles de dinosaures qui vivaient dans ces plaines au climat subtropical. La rivière Red Deer est l’axe principal de ces territoires, dits Badlands, ou  » mauvaises terres « , qui brisent l’étendue des plaines de l’Alberta. La visite du musée paléontologique Royal Tyrrell Museum doit être impérativement complétée par un tour sur la route 898, aussi appelée Dinosaur Trail ( » la piste des Dinosaures « ). On longera la rivière Red Deer pour admirer le panorama du point de vue appelé  » Horsethief Canyon « . La route descend ensuite vers la rivière que l’on peut franchir à bord d’un traversier (Bleriot Cable Ferry), pour découvrir d’autres points d’observation admirables.

Churchill
 

Un ours polaire dans la baie d’Hudson.© chbaum – Shutterstock

Le village de Churchill, qui compte moins de 1 000 âmes, est situé à l’extrême nord de la province, à l’embouchure de la rivière Churchill, sur la baie d’Hudson appartenant à l’océan Arctique. Dans un environnement sauvage, vous y rencontrerez sûrement l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours polaire ! Peut-être même aurez-vous l’occasion de voir cet animal fétiche par vous-même. Chaque été, plus de 3000 bélugas viennent s’y nourrir, socialiser et élever leurs petits dans les eaux du fleuve Churchill ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux, notamment dans la toundra subarctique, véritable paradis pour les observateurs. Sur le plan historique, la puissante Compagnie de la Baie d’Hudson était réputée pour être la plus grande compagnie de traite au monde.