Les Grands Ballets Canadiens de Montréal au Théâtre de Chaillot

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

 

« Faire bouger le monde. Autrement. » Ce principe, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal s’appliquent à le mettre en scène, invitant chorégraphes de renom et multipliant les initiatives en faveur du développement de la danse. Ils dévoilent à Paris La Jeune Fille et la Mort du chorégraphe Stephan Thoss. Un événement.

 

Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal s’attachent depuis lors à séduire le monde de la danse. Sous la houlette de Gradimir Pankov, directeur artistique depuis 1999, le répertoire de la compagnie n’a cessé de s’enrichir : Mats Ek, Ohad Naharin, Jirí Kylián ou plus récemment Didy Veldman, Stijn Celis ou Christian Spuck.

Stephan Thoss, une des vedettes du ballet en Allemagne, a déjà présenté avec Les Grands Ballets Canadiens de Montréal deux pièces, Searching for Home et Rêve. Le style du chorégraphe, virtuose et d’une grande musicalité, colle aux interprètes. La Jeune Fille et la Mort est leur troisième collaboration. Un monde de dualité, à l’évidence, où les quatre éléments – eau, air, feu et terre – naissent, vivent, engendrent et meurent, et, comme la jeune fille, se transforment. « La vie nous offre la chance de vivre sans angoisses si nous voyons la mort comme lui étant totalement incorporée. Il importe peu que nous en ayons peur ou non », résume Stephan Thoss. « Mon nouveau ballet, quant à lui, dit “oui” aux deux. Le moment n’est pas venu de mourir mais plutôt de vivre passionnément, d’aimer et de danser, tantôt avec elle, tantôt sans elle. »

On l’aura compris, La Jeune Fille et la Mort est avant tout un hommage au vivant. Sur les musiques de Philip Glass, Nick Cave, Trent Reznor et Franz Schubert, entre autres, les danseurs donnent corps à ce face à face mystérieux et bouleversant. « La mort peut être salvatrice », dit encore Stephan Thoss. Tout comme la danse. / Philippe Noisette

Infos pratiques

  • Au Théâtre de Chaillot
  • Du 9 au 17 mars 2017
  • 15h30 dim 12
  • 19h30 jeu 16
  • 20h30 jeu 9, ven 10, sam 11, mar 14, mer 15, ven 17
  • Salle Jean Vilar
  • Durée 1h25