Le premier ministre québécois, Philippe Couillard, en visite en France

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

Vu sur La Croix

François Hollande et Philippe Couillard, en novembre 2014, lors d’une visite du président françai...

François Hollande et Philippe Couillard, en novembre 2014, lors d’une visite du président français au Québec

Le premier ministre québécois Philippe Couillard débute lundi 2 mars une visite de cinq jours en France.

Il veut « continuer à élargir » la relation de la Belle Province avec Paris, mais devra justifier sa décision de tripler les frais de scolarité des étudiants français au Québec.

Le premier ministre québécois Philippe Couillard , qui arrive lundi 3 mars en France pour une visite de cinq jours à Paris et Bordeaux, veut « continuer à élargir » la relation de la Belle Province avec la France en encourageant notamment la coopération maritime.


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Pour le gouvernement québécois, « la France a un statut supérieur à n’importe quel autre pays étranger », a estimé Philippe Couillard, dans un entretien à l’Agence France-Presse. Sans doute le plus français de son gouvernement, né d’une mère originaire de Grenoble, Philippe Couillard va devoir multiplier les gestes d’amitié tant les relations sont froissées avec la France après sa décision de dénoncer unilatéralement une entente universitaire bilatérale datant de 1978.

La fin d’une exception réservée aux étudiants français

Jusqu’à présent, les Français inscrits dans les universités québécoises bénéficiaient d’une exemption leur permettant de payer les mêmes frais de scolarité que les étudiants québécois. Élu en avril dernier, le gouvernement libéral de Philippe Couillard , engagé dans une pointilleuse chasse aux économies, a décidé mi-février de faire payer aux étudiants français du premier cycle des droits trois fois plus élevés, soit dorénavant 6 550 dollars par an (4 600 €).

En échange du maintien de l’exonération pour les étudiants français des deuxième et troisième cycles, Philippe Couillard réclame de Paris de faciliter l’accès des Québécois aux grandes écoles comme HEC, l’Essec ou les écoles d’ingénieurs, ce qui, de son propre aveu, est compliqué par « le fait que beaucoup d’entre elles sont privées ».

Saint-Pierre-et-Miquelon reste privilégié

Pour adoucir cette hausse des droits auprès des autorités françaises, Philippe Couillard annonce que 12 à 15 résidents de Saint-Pierre-et-Miquelon, petit archipel français de 6 000 habitants enclavé dans le golfe du Saint-Laurent, allaient chaque année être autorisés à étudier en payant le même tarif que les Québécois.

« Il faut le dire: la relation France-Québec est extrêmement précieuse pour nous et on veut la faire progresser, on veut ouvrir plusieurs fenêtres », affirme le dirigeant de la province francophone d’un peu plus de 8 millions d’habitants.

Les promesses de l’Arctique québecois

En particulier, il souhaite lors de son déplacement encourager les entreprises hexagonales à profiter des opportunités offertes par le « Plan nord » prévu par son gouvernement pour encourager l’exploitation des matières premières de l’Arctique québécois. « C’est l’occasion de faire un développement très intégré » tant les perspectives sont riches, dit-il.

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Autre pilier de sa politique économique: « la stratégie maritime » qui vise à industrialiser et diversifier l’économie de l’estuaire du Saint-Laurent.

« On a besoin de l’expertise considérable des Français et des Européens dans le domaine maritime » afin de donner corps à ce projet devant permettre de profiter de la hausse du trafic maritime attendu avec l’entrée en application de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, en 2016, souligne le premier ministre.

Soucieux de dégager des synergies franco-québécoises, Philippe Couillard a indiqué vouloir avec François Hollande « faire une sorte d’institut maritime commun » à Rimouski, dans l’embouchure du Saint-Laurent. Il promet une annonce en ce sens lors de sa rencontre lundi 2 mars avec le président français sans donner le détail du financement.

Le climat, une priorité commune

Sur le plan environnemental, Philippe Couillard salue les efforts déployés par la France en vue de la conférence sur le climat (COP21) de Paris en décembre. Il se dit convaincu que les États fédérés comme le Québec ont « une place très grande » à jouer lors de ce rendez-vous contre le réchauffement climatique. « Les États, les gouvernements, on doit être perçus comme proactifs dans ce domaine », souligne-t-il. Il vante en particulier la bourse carbone récemment lancée entre le Québec et la Californie qui doit permettre de dégager trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) pour un fonds vert d’ici à 2020.

Après Paris lundi 2 et mardi 3 mars, Philippe Couillard et une importante délégation se rendra à Bordeaux mercredi 4 et jeudi 5 mars.


Vu sur Le Parisien

Après les ors de l’Elysée hier (notre photo), les lambris de la bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris, aujourd’hui. Philippe Couillard, le Premier ministre québécois, qui a entamé hier une visite officielle de cinq jours en France, participera ce soir à 18 heures, avec Anne Hidalgo, à une rencontre débat avec l’écrivain Dany Laferrière organisée dans la grande bibliothèque de la mairie de Paris.

L’auteur québécois et haïtien, qui fera son entrée à l’Académie française au printemps, est actuellement en résidence d’écriture au centre d’accueil et d’échanges international des Récollets (Xe). La délégation générale du Québec et le réseau Paris bibliothèques ont profité de cette résidence pour organiser des rencontres entre l’auteur de la Belle Province et ses lecteurs parisiens.