Le 19 mars, Saint Joseph, premier patron du Canada

Vu sur Direct Matin – par Defendente Génolini

SAINT JOSEPH

On l’appelle aussi «le grand silencieux de l’Évangile». Choisi par Dieu, Joseph devient l’époux de Marie et donne au Fils de Dieu le nom de Jésus. Pourtant, aucune parole de lui n’apparaît dans la Bible. Charpentier à Nazareth, c’est avec lui que Jésus passe les trente premières années de sa vie après cette naissance à Bethléem et cette fuite en Égypte pour échapper au massacre ordonné par Hérode. Il est le «dépositaire de l’autorité de Dieu» dans la Sainte Famille. L’Évangile dit qu’il est «un homme juste», c’est-à-dire entièrement fidèle à Dieu et qu’il remplit sa mission avec droiture, humilité et amour. Joseph meurt entouré de Marie et de Jésus, peu avant la vie publique de ce dernier. Il est le patron de la bonne mort, de l’Église universelle, du Canada, des pères de famille et, depuis 1955, le patron des travailleurs.

Pensée spirituelle :

«Joseph rappelle qu’on ne peut accueillir le Christ et son mystère que par du silence.» (Jean Galot)

Courte prière à saint Joseph :

«Saint Joseph, homme juste et travailleur infatigable, garde nos familles et éclaire-les toujours.» (Jean-Paul II)

Éphéméride du 19 mars :

En 1624, saint Joseph est déclaré premier patron du Canada. C’est au père Joseph Le Caron (1586-1632), religieux récollet, arrivé à Québec en 1615, qu’on doit ce patronage de saint Joseph pour la Nouvelle-France. Il rédige un mémoire sur les mœurs des Hurons et son apostolat.

Au 19 mars 1624, il note : «Nous avons fait une grande solennité où tous les habitants se sont trouvés, et plusieurs sauvages, par un vœu que nous avons fait à saint Joseph, que nous avons choisi pour notre patron du pays et protecteur de cette église naissante.»

Cette fête donna lieu rapidement à des feux de joie que les missionnaires n’approuvèrent pas toujours. En 1647, elle fut même interdite par un jésuite, la jugeant trop matérielle. •