La France se souvient du Corps forestier canadien

De gauche à droite : Lcol David Burbridge (GMC), Jean Michel Mormone (CFAA), Kevin Laussu (CFAA), Adjuc Bruce Blanchard (GMC), Daniel Hall, consul des États-Unis à Bordeaux, Lcol Lee Goodman (GMC), David Devigne (CFAA), major David Kopecky, (Armée américaine), sergent Peter Schiller (Armée américaine), Christophe Haen (ami de David Devigne), Christian Tauziède (CFAA). Absent : Al Gaudet (CFAA). Photo : SMA(IE)

Lcol David Burbridge et Adjuc Bruce Blanchard

Un groupe de bénévoles dévoués ne ménage aucun effort pour faire connaître la riche histoire des corps forestiers alliés de la Première Guerre mon

diale.

Corps Forestiers Alliés en Aquitaine

1917-1919 (CFAA), qui travaille depuis cinq ans en France, a organisé l’installation de plaques commémoratives dans des endroits de choix pour mieux faire connaître les corps forestiers alliés.

Même s’il n’est composé que de quelques chercheurs bénévoles dévoués, le CFAA est en train de concrétiser son objectif avec la collaboration et le soutien des communautés locales.

En juin 2017, des plaques commémoratives ont été installées dans la région Aquitaine, dans les départements de Gironde et des Landes, endroits où les Canadiens,

les Américains et les Britanniques ont mené des activités forestières. D’autres plaques ont également été dévoilées dans plusieurs petites villes en France.

« C’était indéniablement une expérience spéciale », a affirmé la Lcol Audrey Murphy, du groupe du sous-ministre adjoint (Infrastructure et environnement), membre de la délégation des Forces armées canadiennes qui a assisté aux cérémonies. « Lors d’une des cérémonies en particulier, la ville a vraiment célébré. C’était très mignon – il y avait un orchestre d’environ 50 enfants qui jouait de la musique ».

Pendant la Première Guerre mondiale, les opérations alliées avaient besoin de grandes quantités de bois pour la construire à peu près tout, notamment des installations, des tunnels, des tranchées, des bunkers, des chemins de fer et des ponts, ainsi que pour subvenir aux besoins en matière de chauffage pendant l’hiver. Au début de 1916, la Grande-Bretagne connaissait une forte pénurie de bois d’œuvre et elle présentait une demande urgente au Canada pour obtenir 1 500 personnes ayant des compétences relatives aux divers aspects de la production du bois.

La réponse du Canada ne s’est pas fait attendre et, dans un délai de six semaines, 1 600 hommes ont été recrutés d’un bout à l’autre du Canada.

Le 13 mai 1916, des bûcherons du 224e Bataillon forestier canadien étaient les premiers à produire du bois d’œuvre à l’étranger, près de Windsor, en Angleterre. À la fin de la guerre, le CFC nouvellement formé comprenait 41 compagnies en activité en Grande-Bretagne et 60 autres en France, totalisant environ 17 000 hommes.

Bien qu’il mène ses activités loin du front, à la fin de guerre le CFC avait largement contribué aux efforts de guerre et fournissait la majeure partie du bois d’œuvre pour satisfaire aux besoins des alliés. Les forces américaines et britanniques, pour leur part, fournissaient essentiellement le reste.

Au cours des mois qui ont suivi la fin de la guerre, le CFC a été dissous. Remis sur pied durant la Deuxième Guerre mondiale, il a une fois de plus été dissous lorsque les hostilités ont cessé.

Même si le CFC a apporté une contribution essentielle pendant la Première Guerre mondiale, son importance historique est demeurée relativement inconnue du public.