La corneille Moko enfin libérée

Article de Kathleen Frenette pour Le Journal de Québec

Après une année et demie à se battre avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, le métis Simon Pérusse pourra garder Moko, une corneille qu’il a recueillie il y a sept ans parce qu’elle était blessée.

Simon Pérusse et Moko
Simon Pérusse a réussi à faire tomber les accusations qui pesaient sur lui. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs lui reprochait de garder en captivité la corneille Moko, qu’il a recueillie il y a sept ans alors qu’elle était blessée.

«C’est la voix du gros bon sens qui a parlé aujourd’hui. On me reprochait de garder Moko en captivité sans avoir de permis, mais la juge a déterminé que non seulement Moko pouvait partir quand elle voulait, puisqu’elle était libre et sans entrave, mais qu’en plus, on ne pouvait me reprocher de ne pas avoir de permis puisqu’il n’existe pas de permis pour les corneilles», a dit, visiblement soulagé, Simon Pérusse au sortir de la salle de cour à la suite de la décision rendue par la juge Nicole Martin.

En juin 2015, le métis qui travaille comme guide au Site traditionnel huron de Wendake s’était fait dire qu’il ne pouvait garder l’oiseau avec lui sans avoir de permis.

Histoire de se mettre en règle, il s’est rendu au bureau régional du ministère où, en plus de récolter une amende de 654 $, il a été accusé d’une infraction pénale.

Plusieurs conditions

Les agents ont d’abord saisi l’oiseau, puis l’ont remis à l’homme qui, selon eux, était «la meilleure personne» pour s’occuper de Moko.

Toutefois, plusieurs conditions ont été imposées, dont celle de garder l’animal dans la maison, sans possibilité de sortie.

«Au final, ce sont eux qui ont imposé la captivité! Moi, Moko, je l’amenais partout! Elle n’était posée que sur mon bras, elle pouvait partir quand elle voulait… Mais ça fait sept ans qu’elle est avec moi, alors oui, il y a un sentiment d’attachement et elle n’est jamais partie», a-t-il mentionné, heureux et soulagé de savoir qu’il pourrait enfin redonner toute sa liberté à Moko.