De l’huile dans les rouages du français

Ecrit par Association Nationale France-Canada on. Posté dans Actualité

Vu sur Le Franco, écrit par Me Gérard Lévesque

fra_16_avril_2015« L’une des caractéristiques des francophones, minoritaires dans le pays et dans toutes les provinces et territoires de la fédération hormis au Québec, est l’attachement, quasi viscéral, à leur langue et à leur culture. »

Tel est le constat de la journaliste Lysiane Baudu, présenté dans l’ouvrage  publié en novembre dernier sous le titre Les Canadiens francophones, aux Ateliers Henry Dougier (www.ateliersHenryDougier.com), en partenariat avec le prestigieux journal Le Monde.

Dans un style accessible à tous, l’auteure présente aux lecteurs les communautés francophones du Canada. Une partie de son premier chapitre est réservée à des « militants au quotidien » ; elle y fait état notamment de sa rencontre avec la sénatrice franco-albertaine Claudette Tardif et signale le combat de Gilles Caron.

Au troisième chapitre, elle relate son voyage en francophonie canadienne. Dans une section intitulée « De l’huile dans les rouages du français », elle rapporte des témoignages ou propos en provenance de notre province : ceux du géologue Pascal Baudot, du fonctionnaire Rhéal Poirier, du chasseur de tête Thibaud Cadieu (spécialiste du recrutement dans le pétrole et le gaz), de l’entrepreneure Hélène Fraser, de la professeure Fanny Macé (Université de Calgary), de la directrice du secteur touristique Julie Fafard (Conseil de développement économique de l’Alberta), du député Wayne Cao et du maire de Calgary, Naheed Nenshi.

En annexe, elle signale l’existence du groupe musical Les Bûcherons, lequel milite pour le développement du français, et de l’artiste Crystal Plamondon. L’ouvrage Les Canadiens francophones fait partie de la collection « Lignes de vie d’un peuple » dont les volumes partagent, en 144 pages, « les émotions des peuples, leurs valeurs, les passions qui les animent, les personnes et les lieux qui les incarnent ».

Comme la journaliste Lysiane Baudu n’a pas eu l’occasion de croiser sur son chemin notre ministre de la Justice ou l’un de ses hauts fonctionnaires, elle n’a pas été sensibilisée aux directives albertaines pour les transcriptions judiciaires lesquelles traitent le français comme une langue étrangère ni aux questions comme l’absence de renseignements sur le droit d’employer le français dans les causes civiles et familiales.

C’est sans doute mieux ainsi car, après l’élection provinciale du 5 mai prochain, si le premier ministre de l’Alberta inscrit dans le mandat du ministre de la Justice une mention favorisant l’accès à la justice dans les deux langues officielles de nos tribunaux, il s’agira alors d’un changement positif méritant d’être publicisé par les journalistes et les observateurs de la francophonie canadienne.